BELLEFLEUR, Léon (1910-2007) *

Léon Bellefleur a toujours fait preuve d’un grand intérêt pour l’art. Par contre, son père lui refuse le droit d’étudier aux Beaux-Arts et l’incite plutôt à prendre une autre voie. Il finit par faire des études à l’École normale Jacques-Cartier, puis commence une carrière d’instituteur qui durera près de vingt-cinq ans. En 1934, il épouse Rita Jolicoeur avec qui il aura cinq enfants.

C’est en 1946 qu’aura lieu sa première exposition, ses œuvres ayant été présentées avec les dessins des enfants auxquels il enseigne. Un an plus tard, il publie « Plaidoyer pour l’Enfant ». En 1951, il obtient le premier prix de peinture moderne au Salon du Printemps du Musée des Beaux-Arts de Montréal.

En 1948, en réaction aux automatistes, dont il jugeait parfois les principes trop radicaux, il devient l’un des signataires du manifeste « Prisme d’Yeux », rédigé par le peintre Jacques DeTonnancour, qui réclame une liberté d’expression totale en art.

En 1954, il quitte l’enseignement pour se consacrer entièrement à son art. À l’automne de la même année, il quitte Montréal avec sa femme pour aller vivre à Paris où ils passeront dix années de leur vie. Il y fera plusieurs rencontres, dont André Breton et le groupe surréaliste. Il en reste profondément marqué, malgré le fait qu’il se soit toujours défendu d’être un « vrai surréaliste ». En fait, on peut reconnaître dans ses œuvres, le résultat de deux types d’automatismes:

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